Les activités du GDR

11th International Symposium on Syrphidae

par | 26/06/2022

6-10 septembre 2021

Barcelonette, Alpes-de-Haute-Provence

Introduction

Les connaissances sur les syrphes ont profondément progressé depuis une vingtaine d’années. Les recherches sur ces insectes abordent ainsi de nombreux aspects fondamentaux et appliqués. La diversité spécifique de ce groupe, 550 espèces connues en France, en fait maintenant un groupe indicateur régulièrement utilisés dans les études de diagnostic écologique d’écosystèmes, tant dans un but de préservation de la biodiversité. Leur importance dans les services écosystémiques, comme la pollinisation et la prédation des pucerons est maintenant reconnue par les praticiens.

Un congrès international sur le thème des syrphes permet de parler de tous les aspects de la biologie des Syrphidae de manière intégrée. Une compréhension fine de la biologie des syrphes nécessite en effet de coupler des analyses phylogénétiques, sur base moléculaire, avec des études sur l’écologie de ces insectes en milieux naturels ou anthropisés. Le cycle de vie, avec une phase larvaire discrète généralement longue et très spécifique dans son habitat, avec un stade adulte souvent floricole, rend les recherches sur l’écologie de ces insectes difficile.

Les congrès sur les syrphes, tenu tous les deux ans, permettent aux différents acteurs de se rencontrer et d’échanger sur une base commune. La synergie présente lors de ces congrès permet de nombreuses discussions, qui suscitent de nouveaux travaux et de nouvelles applications. L’existence de ces congrès permet aux chercheurs de se connaître personnellement, ce qui mène par la suite à des travaux communs. Lors du congrès de Héraklion, en 2019, la plupart des communications orales étaient signées par des chercheurs de plusieurs pays.

Le comité organisateur entend attirer un nombre de participants plus important qu’aux éditions précédentes, qui furent relativement difficiles d’accès sur Lesbos (Grèce), en 2019, ou au Brésil, en 2017. Dans cet objectif, l’annonce de la tenue de ce symposium a été annoncée très à l’avance sur le site internet (https://syrphidae11.sciencesconf.org/) et au sein des réseaux scientifiques du domaine.

Objectifs visés

Ce congrès se focalise sur les recherches menées sur les Syrphes, leurs rôles dans les écosystèmes naturels et anthropiques et leur conservation.

Le but de la manifestation est de permettre aux différents chercheurs de présenter et discuter les avancées des travaux de recherche sur les Syrphes, d’encourager les échanges sur les projets de recherche en cours, ainsi que d’échanger des informations inédites sur ces espèces.

La participation du GDR POLINECO permettra d’améliorer la visibilité du réseau à l’échelle internationale afin d’impulser et renforcer les dynamiques collectives et stimuler la recherche dans ce domaine.

Précédentes éditions

  • Heraklion, Grèce, septembre 2019, 79 participants
  • Curitiba, Paraná, Brésil, septembre 2017, 34 participants
  • Monschau, Allemagne, juin 2015, 68 participants
  • Novosibirsk, Russie, juin 2013, 35 participants
  • Glasgow, Royaume Uni, juin 2011, 64 partipants

Partenaires

Le symposium se déroulera dans la ville de Barcelonette. La localisation du congrès au centre Séolane permet la tenue du Symposium dans un cadre exceptionnel. Comme les congressistes logeront sur place ou à proximité, les échanges seront aisés entre congressistes.

Une salle équipée de loupes binoculaires permettra aussi aux congressistes d’échanger des avis d’experts sur les espèces d’identification délicate. La proximité avec le Parc National du Mercantour permettra une excursion ciblée, car des recherches sur la distribution des syrphes ont eu lieu au sein du parc, montrant son exceptionnelle richesse (240 espèces, soit 45 % de la faune de France).

Vu les différentes approches de la biologie des syrphes abordées lors des congrès, les communications peuvent être rassemblées en 6 Sessions de présentations prévues sur les thèmes proposés suivants (liste provisoire) :

  1. Taxonomy and systematics (présidence : GFG Miranda, Brésil)
  2. Phylogeny and DNA barcoding (présidence : J. Skevington, Canada)
  3. Conservation and monitoring (R. Morris, U.K.)
  4. Faunistics and biogeography (X. Mengual, Allemagne)
  5. Functional and applied ecology : pollination and predation (présidence : N. Moralès, Brésil)
  6. Open session (F. Gilbert, UK)

À ce stade-ci, comme les inscriptions ne sont pas encore ouvertes, les noms des intervenants ne sont pas connus

En plus de ces six sessions de communications orales, des posters seront présentés, une séance de travail à la loupe binoculaire sera l’occasion de préciser des identifications délicates.

Une excursion sur le terrain permettra enfin aux congressistes de découvrir certains habitats particuliers présents dans le Parc National du Mercantour, tout en continuant à échanger sur la biologie des syrphes.

Comité d’organisation local

Gabriel Nève (GDR Pollineco)
Benoît Geslin (GDR Pollineco)
Lise Ropars (GDR Pollineco)
Lucie Schurr (GDR Pollineco)
Arne Saatkamp
Jean-Yves Meunier
Marine Berro (gestion de projet)
Vanina Beauchamps-Assali (communication)
Delphine Reverbel (gestionnaire financière)
Alrick Dias (informatique)
Camille Ruel (gestion de projet)

— Brèves —

  • Save the date – Colloque Pollineco 2025 à Avignon du 5 au 7 novembre
    L’édition 2025 du colloque Pollineco est organisée par l’unité Inrae Abeilles & Environnement, à Avignon. Le colloque sera accueilli du 5 au 7 novembre au campus Hannah Arendt de l’université d’Avignon (Avignon intra-muros). Toutes les informations pratiques pour les inscriptions vous seront communiquées d’ici le mois de juin, via les actualités Pollineco et sur un site web dédié.
  • Prochaine édition des rencontres Apoïdea-Gallica – 2025
    Les prochaines rencontres Apoïdea-Gallica auront lieu le week-end du 15-16 février à l'agro-campus Dijon -Lycée ODS Quetigny (21). Pour plus d'informations sur ces journées ou vous inscrire à la liste de diffusion Apoïdea Gallica, c'est pas ici : https://framalistes.org/sympa/subscribe/apoidea-gallica
  • Liste Rouge des abeilles sauvages de France métropolitaine : appel aux données
     

    C'est la dernière ligne droite pour la collecte des données concernant le projet de Liste Rouge des abeilles sauvages de France métropolitaine. Afin de finaliser ce projet, l'observatoire des abeilles et le MNHN ont besoin de données sur les Apoidea, comprenant les informations suivantes : Espèces, Date, Coordonnées GPS, Collecteur, Identificateur, Fleurs pollinisées (si possible).

    La date limite pour la soumission des données est fixée à la fin de l'année 2024, il vous reste donc un mois pour leur envoyer vos contributions afin qu'elles soient prises en compte pour la Liste Rouge.

    Si vous avez des données à partager ou des questions, n'hésitez pas à contacter Dominique Malécot à l'adresse suivante : observatoiredesabeillesbdd@gmail.com, ou bien Priscan Mahe à : prisca.mahe@mnhn.fr

     

  • Un demi-million de morts par an seraient attribuables au déclin des insectes pollinisateurs
    Des chercheurs de l’université Harvard ont modélisé l’impact du défaut de pollinisation sur la production agricole, les prix et les effets induits sur l’alimentation et la santé. Si les scientifiques chiffrent souvent en dollars les dégradations de l’environnement, leurs effets sanitaires, de fait, sont souvent bien plus difficiles à évaluer. Une équipe pilotée par l’université Harvard (Etats-Unis) s’est attelée à cet exercice délicat, s’agissant des effets de l’effondrement des insectes pollinisateurs. Publiés dans la dernière livraison de la revue Environmental Health Perspectives, en décembre 2022, ses résultats sont frappants : à l’échelle mondiale, l’impact alimentaire du défaut de pollinisation des cultures serait responsable de près d’un demi-million de morts prématurées par an. Un chiffre sans doute en deçà de la réalité, selon les auteurs. Ces derniers ont d’abord évalué, région par région, les effets de la chute des populations de pollinisateurs sauvages (bourdons, syrphes, papillons, etc.) sur la production agricole. « Leurs résultats indiquent que de 3 % à 5 % de la production de fruits, légumes et fruits à coque sont perdus en raison d’une pollinisation insuffisante », décrypte Josef Settele (Helmholtz Centre for Environmental Research de Halle, Allemagne), qui n’a pas participé à ces travaux. Des chiffres « tout à fait plausibles et même plutôt faibles, compte tenu de ce que l’on sait sur l’importance de la pollinisation ». Le chercheur allemand, qui a coprésidé le rapport mondial de la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, salue « une très belle étude, qui intègre de grandes quantités de données dans un modèle transparent ». Les chercheurs ont ensuite modélisé l’effet de cette perte de production sur les prix, pays par pays, et l’effet induit sur la baisse de consommation de fruits et légumes. En utilisant les données les plus consensuelles de l’épidémiologie nutritionnelle, les auteurs sont parvenus à modéliser l’impact de la sous-consommation de ces produits sur la mortalité, et concluent à quelque 427 000 morts par an.

    Impacts inégalement distribués

    Or, comme le précise Matthew Smith (université Harvard), premier auteur de l’étude, les données utilisées pour estimer le défaut de pollinisation ont été collectées, sur les cinq continents, entre 2010 et 2014. « Depuis, la plupart des pressions causant des pertes de pollinisateurs sauvages ont continué ou se sont aggravées au niveau mondial, dit-il. Cela suggère que l’insuffisance de la pollinisation sauvage a aujourd’hui sur le rendement des cultures un effet plus important encore que nous ne l’avons estimé dans nos travaux. » Les impacts sont inégalement distribués. « La perte de production agricole est concentrée dans les pays à faible revenu, dit M. Settele, tandis que les impacts sur la consommation alimentaire et sur la mortalité attribuables à une pollinisation insuffisante sont plus importants dans les pays à revenu moyen et élevé, où les taux de maladies non transmissibles [cancers, maladies cardiovasculaires, etc.] sont plus élevés. » En clair, les auteurs montrent qu’« une part importante du fardeau sanitaire lié à la consommation insuffisante des aliments les plus sains est liée à des dommages que nous infligeons à notre environnement », ajoute M. Settele. Comment arbitrer entre les pertes de rendement par réduction des pesticides et celles qui sont induites par l’effondrement des pollinisateurs ? « L’agriculture conventionnelle a de nombreuses conséquences involontaires sur l’environnement : émissions considérables de gaz à effet de serre, pollution des sols et des cours d’eau, épuisement de ressources limitées comme les minéraux pour les engrais et l’eau douce pour l’irrigation, et c’est le principal facteur de perte de biodiversité au niveau mondial, répond M. Smith. Au contraire, favoriser les pollinisateurs sauvages pour augmenter le rendement des cultures n’a aucun dommage collatéral sur l’environnement. » Stéphane Foucart https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/01/20/un-demi-million-de-morts-par-an-seraient-attribuables-au-declin-des-insectes-pollinisateurs_6158647_3244.html Lien vers article https://doi.org/10.1289/EHP10947  Matthew R. Smith,Nathaniel D. Mueller, Marco Springmann, Timothy B. Sulser, Lucas A. Garibaldi, James Gerber, Keith Wiebe, and Samuel S. Myers 2022 Pollinator Deficits, Food Consumption, and Consequences for Human Health: A Modeling Study. Environmental Health Perspectives Volume 130, Issue 12

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